LES SILENCES

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«Ce week-end, l’émotion était palpable, tant la pièce LES SILENCES a su toucher juste, avec pudeur et finesse.
Léa vit à Paris, elle est avocate. Éléonore, sa mère, vit en Lozère, elle est meunière . Deux vies séparées par la distance, les années et un silence devenu presque un personnage à part entière. Un jour, Léa demande à sa mère de venir la voir en urgence. Pourquoi cette convocation soudaine ? Et surtout, que s’est-il tu entre elles depuis si longtemps ?
Dans ce huis clos, l’urgence change de visage : il ne s’agit plus seulement de se voir, mais de tenter de se dire ... enfin ... Les Silences livre avec délicatesse ces zones du non-dit, là où les mots butent sur la peur, où les blessures refont surface avec lenteur.
Le duo d’actrices fonctionne par contraste.
Virginie Kersaudy dans le rôle de Léa est tendue, précise, elle incarne cette fille qui voudrait comprendre, briser la digue. Martine Palem dans celui d'Eléonore, plus vulnérable, laisse parfois affleurer l’émotion, son visage parle, ses regards tremblent. Loin de fragiliser son jeu, cela le rend sincère, vrai.
Peu à peu se révèlent les blessures enfouies, les manques, les regrets, les renoncements d’une vie entière.
Dans la salle, une partie du public essuie discrètement ses larmes. Certaines scènes réveillent des souvenirs, des douleurs familiales longtemps tues. Les piques que certaines mères lancent à leur fille résonnent fort, familières, universelles. Chacun semble reconnaître un fragment de sa propre histoire.
La mise en scène, de Michèle Lévèque et de Thierry Palem reste sobre, elle épouse cette tension intérieure : pas d’esbroufe, juste la vérité des mots mais aussi des silences et des regards.
Les Silences interroge la transmission du trauma, la honte, la parole impossible. Ce n’est pas juste un drame familial : c’est une dissection des liens du sang, des secrets qu’on se lègue malgré soi. Et si la pièce nous interroge après, c’est qu’elle nous renvoie à cette question : que se passe-t-il quand enfin, on ose parler ? »

Fanny Inesta, Les Arts Liants, Théâtre Régions


"J'en sors et c'est magnifique ! Le texte est subtil, extrêmement bien construit, il aborde la relation mère-fille mais aussi le thème des secrets de famille, de l'éducation reçue….
Les deux comédiennes le servent magistralement dans la justesse et l'émotion.
Courez assister à ce spectacle dès qu'il passera près de chez vous »

Alfred Manuel


« Beaucoup de finesse et d'émotions dans ce face à face mère fille qui montre le poids des secrets familiaux, différemment vécus selon la place qu'on occupe dans le grand scénario de la vie.Une belle interprétation sensible, un suspense subtil. Absolument conquise...À voir et revoir! »
Adeline AVRIL,  Intervieweuse théâtre
Radio Raje Créatrice Le Son des Planches


«Elles ne se sont pas revues depuis trois ans. Elles ont trois jours pour, en apparence, faire la paix. Mais en fait pour briser un secret qui a pourri leur relation et leurs vies respectives. La vie d’une mère. Et celle de sa fille. Y parviendront-elles ?


Léa, avocate à Paris, a littéralement convoqué sa mère Éléonore qui vit loin du bruit du monde, en province. Les deux femmes se retrouvent dans un endroit voulu neutre : un musée d’art moderne.

La mère croit que sa fille sera moins « piquante » que d’habitude et déchante vite.

La fille, elle, veut que cette vie de non-dit cesse enfin et veut comprendre pourquoi sa mère se comporte comme si elle ne l’aimait pas et la blesse encore et encore. Le fait qu’Antoine, l’ex mari d’Éléonore, soit en instance d’être débranché des tuyaux qui le gardent en vie suffira-t-il à réveiller les souvenirs volontairement endormis ?


Le texte de Louise Caron est admirablement construit et livre les choses comme le petit Poucet déposait ses cailloux. Le spectateur fait ses hypothèses, certainement en fonction de son vécu, de son histoire familiale… Un texte qui nous rappelle que la colère, l’attaque verbale, l’accusation ne sont pas toujours (loin de là) signe de méchanceté, de haine voire d’inhumanité mais parfois le seul bouclier contre la honte, la tristesse, le désespoir et le désarroi. Comme il est dur de s’entendre tant que l’enquête n’a pas abouti sur ces maudits secrets qui brisent les coeurs et les familles ! Martine Palem m’a tiré les larmes lorsque son armure s’est fendue et que j’ai pris la lance dans l’oeil !

Virginie Kersaudy m’a fait frissonner en victime du silence et du désespoir des grands, qui deviendra avocate pour sauver des femmes comme maman… »
Cat Lizet Oh Pardon, tu Lisais










and a supplemental one